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Phnom Penh

Le Cambodge est le plus petit pays d’Asie du sud-est. Sa capitale est également une ville à taille humaine, ce qui permet de voir pas mal de choses facilement. Pour les touristes qui s’y arrêtent, une visite du grand marché, un travail de mémoire dans les prisons des khmers rouges et une ballade le long des quais suffiront avant de repartir pour d’autres aventures. Mais quand il s’agit de vivre dans cette ville, c’est autre chose. Une petite communauté d’expats anime Phnom Penh et le quotidien y semble facile. Monter sa propre boîte, travailler dans une école, pour une association ou ONG, faire du sport, plein de possibilités s’offrent à vous. La vie nocturne agite également la ville : entre bars branchés qui servent du rhum au poivre de Kampot, petits bars pour refaire le monde et grosses enceintes dans les rues avec des cambodgiens qui dansent sur le trottoir, faites votre choix.

Dans les marchés, ça fourmille. On peut y trouver de tout et n’importe quoi et même du vintage. Ça change des pantalons éléphants et T-shirts I ♥.

Phnom Penh c’est aussi son ancien quartier touristique, près du lac, aujourd’hui complètement asséché pour y faire des constructions. On sent un parfum de nostalgie très fort dans ce quartier qui semble abandonné, tout en tentant de se réanimer. Ses tags de rue, les cafés-artistes, et les quelques guest houses restantes continuent de faire battre le pouls de ce recoin paisible de la ville.

PP, c’est aussi et surtout beaucoup d’Histoire. On essaie de comprendre ce qu’il s’est passé autrefois dans ce pays, en secret, alors que le monde avait les yeux braqués ailleurs. On essaye de comprendre comment malgré tout, les Cambodgiens ont su rester si profondément gentils après avoir subi autant de haine, tout cela dans une folle volonté de créer un nouveau modèle de société. C’est en voyant le nombre d’ONG, qui officient dans le pays, que l’on comprend aussi qu’aujourd’hui, cette histoire a laissé des traces, mais malheureusement, toutes ces ONG n’agissent pas forcément pour le retour au bien-être des Cambodgiens. .

D’un autre côté, on comprend que le Cambodge vit à travers le tourisme et pour le tourisme. Effectivement, même si la gentillesse des Cambodgiens ne se discute pas, dans les lieux touristiques, on sent parfois une sorte de malaise : le jeu de la négociation dans l’humour n’est pas toujours au rdv. En plus, la monnaie étant le dollar, le coût de la vie a vite fait d’être plus important sur les petits prix. Les Cambodgiens semblent victimes de ce tourisme et en conséquence, dès qu’ils peuvent en tirer partie, ils le font. Par exemple, lorsque nous décidons de manger dans un resto, on accepte de payer un prix plus européen (plus cher quoi…). Mais quand on rentre dans un boui-boui pour manger local et partager un moment dans un lieu hors des guides, ils ont vite fait de vous le faire regretter et de vous demander 3 fois le prix. On parle toujours des villes touristiques, pas d’amalgame. Car quand il s’agit de lieux plus reculés, le Cambodge vous accueille à bras ouverts tout en continuant sa vie tranquille. Il est alors possible de rencontrer le Cambodge, celui qui subit de façon résignée, mais qui joue franc jeu avec vous.

Merci à nos copains qui nous ont fait partagé leur vie de Phnom penhnois. Merci Alfonsi et merci Anthony.

Ici, on vous livre une galerie à nouveau aux couleurs du street art, alors que nous étions en train de flâner dans le quartier des backpackers près du lac Boeng Kak.

Voir la galerie

 

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