Divin’Thailand

On ne peut pas dire que l’on ait visité la Thaïlande. En fait, la Thaïlande a plutôt été comme une bonne copine de route que l’on retournait voir, en attendant de repartir ailleurs. D’ailleurs, la Thaïlande ne faisait pas du tout partie de notre wishlist des pays à visiter. Pourquoi, nous demandez-vous ? Pourquoi pas, vous répondré-je. Mais nous devons admettre que la Thaïlande et Bangkok ont été de superbes plate formes et nous ne nous sommes pas privés de petits plaisirs au passage, comme la plongée dans une eau à 30º à 30 mètres, le surf à Phuket (un fiasco n’en parlons pas), le paddle board et un peu de culture bouddhiste aussi.

Pour tout vous expliquer, nous avons passé notre PADI Open water au mois de novembre, ce qui nous permettait déjà de plonger jusqu’à 18m, pour découvrir un nouveau monde plein de poésie et de zenitude : celui des poissons. C’est sur l’île de Koh Tao (traduisez « la tortue »), au club Seashell, que nous avons expérimenté puis, pris goût à cette activité de fainéant, comme ils aiment le dire. Six mois plus tard, nous sommes revenus à Koh Tao, histoire de plonger encore plus profond, c’est à dire à 30 mètres. Là, nous avons découvert des mérous dignes de reportages animaliers, des requins à pointe noire (très commun ici, même si c’est toujours impressionnant, et si on pense toujours aux dents de la mer en les voyant) et les tortues… enfin, pour les tortues, il a fallu faire de l’apnée.
Ces premières plongée nous ont convaincus. On y reviendra !

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Commençons par Angkor…

Angkor Vat

Angkor Vat

Pour être tout à fait honnêtes, nous avions quelques craintes à visiter d’autres pays après l’Inde. Non pas que l’Inde soit l’ultime pays à visiter. Non. C’est juste que ce pays est tellement fort de tout, impressionnant, touchant, troublant, déstabilisant, odorant, inspirant, bref, tellement d’autres qualificatifs en ant, qu’on peut craindre de rester indifférent à une curiosité comme Angkor vat. En fait, il semblerait que ce soit plus compliqué. Après plusieurs mois à voyager, effectivement, certains lieux perdent un peu de leur charisme. C’est surtout qu’à force de voir défiler tant de paysages, monuments, etc, on comprend bien que le voyage sur du long terme ce n’est pas ça. Ou plutôt, pas que ça. Il est en fait question d’autre chose, mais on y reviendra plus tard.

Quand nous avons posé nos sacs à Siem reap, ce fut quand même une claque. Siem reap est la ville qui touche le site de Angkor, cette curiosité mythique, mystique et religieuse, qui fut bâtie à l’heure où nous étions en train d’édifier Notre Dame de Paris. C’est là que l’on se rend compte de l’exotisme et de l’expression sans limite de la créativité et des standards de ces pays d’Asie. Alors que nous sommes dans le carré, les lignes droites, le parallélisme, Angkor s’exprime par son immensité, ses pierres empilées qui défient parfois la gravité, ses bouddhas qui sont taillés à même la façade. Ça peut presque sembler surréaliste finalement. Et à certains moments, on pourrait croire qu’un certain Gaudí s’en serait autrefois un peu inspiré, mais ça c’est très personnel comme avis.

Nous voilà donc à trainer notre carcasse (il fait une chaleur terrifiante, du genre « où est le prochain magasin climatisé pour y passer l’après-midi ») au milieu de ce site invraisemblable, avec les temples de Angkor vat, celui aux têtes de bouddhas, celui de Lara Croft bien sûr, et cette nature qui ne s’est pas privée pour prendre sa place au beau milieu de ce décor de cailloux.

Ce site touristique est le rdv incontournable du Cambodge. Quelques .. millions de touristes locaux et internationaux s’y pressent chaque année et on comprend pourquoi. Même si à l’heure du lever de soleil (4h30 hum hum) on se croirait déjà à Châtelet  avec les gens, mais sans le pas de course, on peut quand même dire que ça vaut le coup de se lever tôt pour voir ce spectacle, même si finalement, ce n’est pas LE site le plus fou pour ce show quotidien.

Angkor épate plutôt par sa grandeur, son gigantisme tout en modestie, la sagesse qu’il inspire et les jus de mangues délicieusement servis au cul du vélo tuktuk.

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Hpa-An

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Hpa-An (à prononcer « Pa An) est une ville au Sud-Est du Myanmar. Elle offre aux touristes un petit centre très traditionnel birman avec un marché et quelques boutiques qu’on qualifiera de « Boui-boui » car ça passe avec tout. Lors de notre venue, Hpa-An était en pleine célébration bouddhique. Les gens fêtaient l’anniversaire d’une pagode. A cette occasion, feu d’artifice, danses traditionnelles et jeux de type fête foraine des années 20.

Nous avons pu découvrir de nombreuses grottes bouddhistes en « Honda Wave », admirer le spectacle de millions de chauves souris sortant d’une grotte, passer la nuit dans un monastère en haut de la plus haute montagne karstique du coin….

Nous avons aussi vécu la curieuse expérience de se faire payer notre dîner par un moine, ce qui est très dérangeant, lorsque l’on sait que c’est probablement quelqu’un comme la dame qui nous a servi, qui lui a donné cet argent. Mais le moine a fortement insisté et la dame était très heureuse. Je pense donc que nous aurions fait 2 malheureux et 2 mauvais karmas en refusant. Mais tout de même, c’est étrange.

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Bagan rouge

La ville de Bagan, pour résumer, c’est des temples, des pagodes, des chemins de sable, des moines et des montgolfières.

C’est un endroit époustouflant de beauté dans lequel on pourrait se perdre plusieurs jours à vélo sans problème. Néanmoins, nous avons pris le parti de ne pas nous réveiller le matin à 5h, juste pour faire la même photo « banale » de Bagan, couverte de montgolfières. Ceux qui veulent voir ça n’ont qu’à googler. Bon, ok, on a eu la flemme de se lever.

Nous avons également décidé de ne pas faire de tri dans les photos. Nous avons vu tellement de temples, pagodes, Bouddhas, … pourquoi vous priver de ça ? Cependant, notez la beauté des Bouddhas de pierre, qui sont malheureusement trop rares sur ce site, au profit de ces Bouddhas de ciment faits à la chaîne probablement. On ne peut pas non plus blâmer les Birmans. Ce site a été ruiné par un tremblement de terre en 1975, ravageant plus de 2000 pagodes et temples sur son passage. Mais bon, il en reste quand même tout autant à admirer dans cette fabuleuse ville rouge. Pour ceux qui nous lisent, souvenez-vous que les villageois acquièrent du mérite en louant Bouddha ou en construisant des pagodes. Bagan, ville du mérite !

A vous les commentaires !

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Big city life

Avant d’arriver dans une nouvelle ville, ou mieux, un pays étranger, on s’en fait toute une montagne. Entre ce que l’on a entendu, ce que Bernard (de la Villardière) peut bien nous dire le dimanche soir, ou ce que l’on a pu lire, on se dit qu’une ville comme Yangon ou Mandalay, ça doit être immense, ou petit finalement. Puis sale et avec des gens partout. Et bien c’est tout ça.

Comme on aime à le dire : il n’y a rien qui ressemble plus à une ville qu’une autre ville. Yangon, c’est grand, très étendu, avec des embouteillages à l’infini. Et puis il y a ses petits quartiers bourrés de charme, avec des vendeurs de poissons dans la rue, et même au milieu de la rue. Et puis là, une camionnette passe. Le marchand prend alors son tabouret et s’écarte. Mais ses poissons et légumes sont disposés juste assez au milieu pour que les roues passent de chaque côté. C’est comme ça que ça se passe ici. A quelques mètres de là, les hôtels grand standing s’élèvent. On se dit que le vent pourrait faire trembler ces murs, tellement ils sont hauts. Et un parc avec une vue sur un lac en plein centre-ville. Avec un practice de golf. Et le plus « beau » et le plus grand temple et la plus dorée des pagodes juste à côté. Un savant mélange improbable associé à ces vendeurs de bétel qui portent le longi, qui ont leur petit établi dans la rue, pour le bonheur des chauffeurs de taxi ou de toute autre personne friande de ce genre de choses qui rend les dents rouges. Un joyeux bordel. Le longi, on en a pas parlé, mais c’est une jupe ou plutôt un tube que les gens portent. Alors peu importe qui ils sont, quel genre de métier ils font. Ils peuvent travailler dans un bureau et porter le longi. Les femmes resserrent d’abord le côté droit sur la hanche gauche, puis l’inverse et insèrent un bout du longi à la taille pour tenir le tout. Les hommes eux (et oui, tous les hommes sont en longi ici) ajustent le longi de part et d’autre de leur taille, et replient chaque côté énergiquement vers le milieu. Puis ils tournent chaque morceau de longi l’un sur l’autre et le serrent à la taille. Et là, ils ont la classe !

Yangon

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Mandalay, c’est un peu la même chose avec un charmeur de serpent en plus le dimanche matin sur la place. Le marché y est très grand. La forteresse gigantesque. Une petite ballade en scooter et on parvient à s’éloigner un peu pour tomber par hasard sur une fabrique à sucre. Ça sent bon. Les 3 hommes ont fini leur journée, mais nous accueillent et veulent faire une photo. Ils nous expliquent qu’ils reçoivent ces barils de canne à sucre et qu’ils doivent la casser à grands coups de pelle. Puis, ils séparent les morceaux du liquide à l’aide d’une centrifugeuse. Ils revendent ensuite le sucre. Sacré boulot. Dans la rue, les chiens errants sont toujours là. La ville a un côté un peu rural assez sympathique. Le dimanche matin, les rues sont calmes. Les petites échoppes, elles, accueillent du monde dès le lever du soleil pour le petit déjeuner. Enfin, … petit déj, on parle de soupe de nouilles, … mais avec un goût anisé et épicé tellement délicieux. Même un inconditionnel de la tartine beurre confiture d’abricots maison et café au lait pourrait tomber sous le charme.

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