Ne vous déplaise …

Nous l’avions dit, nous le faisons. Même après tous ces mois de silence, on reprend du service car il nous reste beaucoup de souvenirs à partager, des photos à montrer et que ce n’est pas la fin.

Ah Java … Une fois arrivés là-bas, il faut le dire, ce fut la surprise. D’abord parce que cette île est incroyablement grande (même si Sumatra l’est bien plus encore), et puis, parce que ce fut une visite facile, qui roulait toute seule,  les gens y sont tellement adorables en plus. Les Javanais ont sans aucun doute été notre coup de coeur en terme de gentillesse. La négociation est difficile, voire impossible, tellement cette sympathie spontanée et totalement désintéressée les inonde. Outre le fait que les shopping malls de Jakarta ne nous aient pas émerveillés, Java est l’île pour ceux qui aiment les grandes villes, la nature, les coins paumés, les volcans et la bonne bouffe. On vous épargne les nasi goreng qui pourraient, à force, dégouter un voyageur aguerri mais, ces petits Warung avec les assiettes en vitrine ont fait notre bonheur avec notamment ce délicieux soto ayam (traduisez soupe de poulet).

A Java, nous n’étions pas arrivés depuis une heure que nous étions déjà aidés par deux personnes pour nous diriger vers notre quartier. Dans les lieux touristiques, les collégiens et lycéens viennent avec leurs professeurs afin de rencontrer des touristes et de parler avec eux en anglais. Loin d’être bête, non ? La conversation peut rester très basique du genre « d’où venez-vous ? », « depuis combien de temps êtes vous dans notre pays ? », « quel est votre plat préféré ? », … Mais quand on a le temps, on peut facilement passer une heure ou plus avec ces ados et discuter différents sujets drôles, culturels, parfois délicats. C’est à ce moment que l’on ouvre la porte au pays et à l’autre.

Pour ceux qui nous connaissent, vous savez notre amour pour l’eau. On ne va pas faire un autre hommage à Thalassa qui a fêté ses 40 ans hier, mais c’est donc sans surprise qu’on vous livre ici quelques photos de la traversée de 30 heures sur le ferry pour rejoindre Jakarta, puis celles du port marchand de Jakarta, Sunda Kelapa, où l’on découvre ces bugis, des bateaux de bois au ventre bien dodu. C’est aussi la découverte de l’amour des Indonésiens pour le cerf-volant. On en reparle plus tard.

Bonne séance à tous !

Phnom Penh

Le Cambodge est le plus petit pays d’Asie du sud-est. Sa capitale est également une ville à taille humaine, ce qui permet de voir pas mal de choses facilement. Pour les touristes qui s’y arrêtent, une visite du grand marché, un travail de mémoire dans les prisons des khmers rouges et une ballade le long des quais suffiront avant de repartir pour d’autres aventures. Mais quand il s’agit de vivre dans cette ville, c’est autre chose. Une petite communauté d’expats anime Phnom Penh et le quotidien y semble facile. Monter sa propre boîte, travailler dans une école, pour une association ou ONG, faire du sport, plein de possibilités s’offrent à vous. La vie nocturne agite également la ville : entre bars branchés qui servent du rhum au poivre de Kampot, petits bars pour refaire le monde et grosses enceintes dans les rues avec des cambodgiens qui dansent sur le trottoir, faites votre choix.

Dans les marchés, ça fourmille. On peut y trouver de tout et n’importe quoi et même du vintage. Ça change des pantalons éléphants et T-shirts I ♥.

Phnom Penh c’est aussi son ancien quartier touristique, près du lac, aujourd’hui complètement asséché pour y faire des constructions. On sent un parfum de nostalgie très fort dans ce quartier qui semble abandonné, tout en tentant de se réanimer. Ses tags de rue, les cafés-artistes, et les quelques guest houses restantes continuent de faire battre le pouls de ce recoin paisible de la ville.

PP, c’est aussi et surtout beaucoup d’Histoire. On essaie de comprendre ce qu’il s’est passé autrefois dans ce pays, en secret, alors que le monde avait les yeux braqués ailleurs. On essaye de comprendre comment malgré tout, les Cambodgiens ont su rester si profondément gentils après avoir subi autant de haine, tout cela dans une folle volonté de créer un nouveau modèle de société. C’est en voyant le nombre d’ONG, qui officient dans le pays, que l’on comprend aussi qu’aujourd’hui, cette histoire a laissé des traces, mais malheureusement, toutes ces ONG n’agissent pas forcément pour le retour au bien-être des Cambodgiens. .

D’un autre côté, on comprend que le Cambodge vit à travers le tourisme et pour le tourisme. Effectivement, même si la gentillesse des Cambodgiens ne se discute pas, dans les lieux touristiques, on sent parfois une sorte de malaise : le jeu de la négociation dans l’humour n’est pas toujours au rdv. En plus, la monnaie étant le dollar, le coût de la vie a vite fait d’être plus important sur les petits prix. Les Cambodgiens semblent victimes de ce tourisme et en conséquence, dès qu’ils peuvent en tirer partie, ils le font. Par exemple, lorsque nous décidons de manger dans un resto, on accepte de payer un prix plus européen (plus cher quoi…). Mais quand on rentre dans un boui-boui pour manger local et partager un moment dans un lieu hors des guides, ils ont vite fait de vous le faire regretter et de vous demander 3 fois le prix. On parle toujours des villes touristiques, pas d’amalgame. Car quand il s’agit de lieux plus reculés, le Cambodge vous accueille à bras ouverts tout en continuant sa vie tranquille. Il est alors possible de rencontrer le Cambodge, celui qui subit de façon résignée, mais qui joue franc jeu avec vous.

Merci à nos copains qui nous ont fait partagé leur vie de Phnom penhnois. Merci Alfonsi et merci Anthony.

Ici, on vous livre une galerie à nouveau aux couleurs du street art, alors que nous étions en train de flâner dans le quartier des backpackers près du lac Boeng Kak.

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Bons baisers de Bombay

On nous l’avait dit, comme tant d’autres choses : Bombay est une ville qui fourmille encore plus que les autres. C’est étourdissant tellement il y a du monde partout. Et bien nous, nous sommes arrivés un dimanche. Et il faut savoir que le dimanche à Bombay, la circulation des véhicules est restreinte et cela donne un charme fou à la ville. Vous pouvez vous promener sur de gros boulevards et il n’y a personne. C’est un peu comme se balader sur Broadway désert, sauf qu’on ne l’a jamais fait.

Du coup, les jeunes jouent au cricket dans la rue, on peut marcher sur la route, car de toute façon, les trottoirs sont généralement impraticables dans les pays d’Asie et en Inde (restaurants sur les trottoirs ou tout simplement trottoirs défoncés).

C’est ainsi l’occasion de profiter de la ville, de ses vieux bâtiments, de ces quartiers populaires, de son port de pêche, de ses shops à chaï, …

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Big city life

Avant d’arriver dans une nouvelle ville, ou mieux, un pays étranger, on s’en fait toute une montagne. Entre ce que l’on a entendu, ce que Bernard (de la Villardière) peut bien nous dire le dimanche soir, ou ce que l’on a pu lire, on se dit qu’une ville comme Yangon ou Mandalay, ça doit être immense, ou petit finalement. Puis sale et avec des gens partout. Et bien c’est tout ça.

Comme on aime à le dire : il n’y a rien qui ressemble plus à une ville qu’une autre ville. Yangon, c’est grand, très étendu, avec des embouteillages à l’infini. Et puis il y a ses petits quartiers bourrés de charme, avec des vendeurs de poissons dans la rue, et même au milieu de la rue. Et puis là, une camionnette passe. Le marchand prend alors son tabouret et s’écarte. Mais ses poissons et légumes sont disposés juste assez au milieu pour que les roues passent de chaque côté. C’est comme ça que ça se passe ici. A quelques mètres de là, les hôtels grand standing s’élèvent. On se dit que le vent pourrait faire trembler ces murs, tellement ils sont hauts. Et un parc avec une vue sur un lac en plein centre-ville. Avec un practice de golf. Et le plus « beau » et le plus grand temple et la plus dorée des pagodes juste à côté. Un savant mélange improbable associé à ces vendeurs de bétel qui portent le longi, qui ont leur petit établi dans la rue, pour le bonheur des chauffeurs de taxi ou de toute autre personne friande de ce genre de choses qui rend les dents rouges. Un joyeux bordel. Le longi, on en a pas parlé, mais c’est une jupe ou plutôt un tube que les gens portent. Alors peu importe qui ils sont, quel genre de métier ils font. Ils peuvent travailler dans un bureau et porter le longi. Les femmes resserrent d’abord le côté droit sur la hanche gauche, puis l’inverse et insèrent un bout du longi à la taille pour tenir le tout. Les hommes eux (et oui, tous les hommes sont en longi ici) ajustent le longi de part et d’autre de leur taille, et replient chaque côté énergiquement vers le milieu. Puis ils tournent chaque morceau de longi l’un sur l’autre et le serrent à la taille. Et là, ils ont la classe !

Yangon

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Mandalay, c’est un peu la même chose avec un charmeur de serpent en plus le dimanche matin sur la place. Le marché y est très grand. La forteresse gigantesque. Une petite ballade en scooter et on parvient à s’éloigner un peu pour tomber par hasard sur une fabrique à sucre. Ça sent bon. Les 3 hommes ont fini leur journée, mais nous accueillent et veulent faire une photo. Ils nous expliquent qu’ils reçoivent ces barils de canne à sucre et qu’ils doivent la casser à grands coups de pelle. Puis, ils séparent les morceaux du liquide à l’aide d’une centrifugeuse. Ils revendent ensuite le sucre. Sacré boulot. Dans la rue, les chiens errants sont toujours là. La ville a un côté un peu rural assez sympathique. Le dimanche matin, les rues sont calmes. Les petites échoppes, elles, accueillent du monde dès le lever du soleil pour le petit déjeuner. Enfin, … petit déj, on parle de soupe de nouilles, … mais avec un goût anisé et épicé tellement délicieux. Même un inconditionnel de la tartine beurre confiture d’abricots maison et café au lait pourrait tomber sous le charme.

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