Volcano à Java

S’il est un bilan que l’on peut tirer de ce voyage, c’est que nous avons vu des choses magnifiques où que nous soyons allés. On pourrait même dire que si c’était à refaire, nous le ferions à nouveau de la même façon. Nous avons vu la jungle, la mer, l’océan, la montagne, la campagne, la ville. La nature nous a gâtés de spectacles tellement hors du commun qu’il est difficile de ne pas se remémorer ces moments sans ressentir à nouveau ce léger enivrement.

Les volcans créent cette fascination : voir la terre en action sous vos pied à 4 heures du matin montre que l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Nous avons eu la chance d’aller crescendo dans cette expérience et lors de notre dernière découverte « volcanesque », on aurait pu se croire en pleine laparoscopie, avec nous-mêmes en guise de réalisateurs.

Le premier volcan ne fut pas d’une folie mémorable, mais l’ambiance brumeuse qui couvrait le lac au milieu du cratère faisait penser au film Sleepy Hollow.

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Le volcan Papandayan au-dessus de Bandung était déjà un peu plus impressionnant. La première étape pour s’y rendre est de se lever au milieu de la nuit pour grimper sur le volcan et pouvoir apprécier le lever du jour depuis sommet. Papandayan fut notre première exploration nocturne des volcans et aussi une découverte magnifique : des marmites en ébullition et l’odeur du souffre (ce qui n’est pas le plus agréable on vous l’accorde). Pas de doute, tout ceci est bien vivant.

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Cardamome

On aimerait tant pouvoir vous en dire plus, mais malheureusement, nous n’avons pas pu faire la virée dans les Cardamomes à moto. Du moins, nous avons quand même effleuré des yeux cette chaîne de montagne, qui s’étend jusqu’en Thaïlande et culmine à 1813m (point culminant des Cardamomes et du Cambodge), dans la province de Kampong, près de Khokong. Pour ce qu’il y a à y voir lors de cette promenade, c’est encore un mystère pour nous : jungle, cailloux, mauvaise route et probablement, varans, oiseaux et autres animaux… bref, nous les avons aperçues de loin ces Cardamomes et l’idée nous trotte déjà dans la tête de revenir faire un tour par ici un jour…

Vous voyez cette chaîne de montagne dans la brume, …

Et en parlant de Cardamome, une recette excellente a été mise en ligne. Vous pouvez la retrouver en cliquant LÀ.

Les Cardamomes

Les Cardamomes

 

Khokong, le cri du gecko

Kho-Kong comme dirait notre ami le gecko sur une high-pitched (un ton aiguë). Notre arrivée à Khokong s’est faite de nuit et c’est bien sûr en arrivant à la guest house qu’on s’est rendu compte qu’un passeport avait été oublié à Kep. Et là, depuis votre bureau, votre maison ou votre piscine, vous stressez.. et bien nous aussi. Mais non ! Pas de panique : on est en Asie. Ici tout est facile et surtout possible. Vous avez juste besoin de quelqu’un qui fait l’aller retour. Vous en parlez autour de vous : le tour est joué. Avant même d’avoir eu le temps de s’inquiéter, le mec qui organise votre trek dans la jungle passe des coups de fil. Le conducteur du 4×4 qui vous emmène, a un mariage à Kep. Il doit s’y rendre le lendemain et rentre dans 2 jours. Voilà comment on part visiter le Cambodge en tout sérénité, pendant que quelqu’un se charge de récupérer votre passeport contre quelques petits dollars.

Vidéo partagée, désolé, elle n’est pas de nous mais elle est très bien

Bref, Khokong a été notre spot pendant quelques jours et on a adoré se promener dans ses alentours et plus loin. Un trek en jungle nous permet de rencontrer des français (oui on est partout), de voir ce qu’ils appellent des chicken run ??? Un insecte très étrange, assez féerique, même si le mot féerique ne semble pas pouvoir rimer avec insecte. Un instant, on se croyait dans un film de Tim Burton.

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Un chicken run sur son arbre

Une fois arrivés au camping spot, des hamacs nous attendent pour passer la nuit, un feu et un repas digne d’un petit banquet, une sorte de bassin naturel avec une petite cascade, où l’on aurait pu tourner une pub pour un gel douche. Idéal après une bonne journée de marche dans la jungle. Et le problème de la jungle, contrairement à la montagne, c’est que vous pouvez en sortir sale de la tête aux pieds. On ne parle même pas de sangsues qui ont causé bon nombre d’hémorragies… soit disant c’est bon pour la santé, utilisées en médecine, etc, et bien on vous le dit : c’est aussi dégueu que cela peut paraître.

En dehors de ça, depuis Khokong, il est possible de faire de superbes balades à vélo dans la mangrove (très prisée des locaux pour les pique-niques ; ils adorent les pique-niques les Cambodgiens), de rencontrer des papys qui vous font du café glacé sur le bord de la route, de faire une sortie sur une île en bateau, mais ça, on ne l’a pas fait.

Mais pour nous et nos amis Julie et Victor, le meilleur est encore à venir…

 

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Woof woof

Le woofing est, au départ, un organisme qui répertorie les fermes écologiques d’un pays, afin que des voyageurs puissent apprendre des techniques agricoles, tout en donnant un sérieux coup de main aux locaux sur place. En échange, les travellers obtiennent un logement et de la nourriture, et ils ont la possibilité de découvrir des lieux souvent isolés, à l’abri des circuits touristiques, de vivre la vie des locaux et de partager leur quotidien. Pour les fermiers, c’est une véritable aubaine si les woofers sont bien. Ils gagnent du temps, économisent de l’argent en période où la main d’œuvre leur est nécessaire. Bref, c’est un partage équitable qui apporte à chacun ce qu’il recherche. Nous avons expérimenté le woofing en Inde, au Rajasthan, à 6 heures de route de Jaipur (la ville des bijoux pour ceux qui suivent). Naturellement, rien ne pouvait se passer comme prévu, nous sommes en Inde après tout. Cette première expérience pour nous, était également une première pour eux et nous avons été accueillis comme des invités, plus que comme des woofers.

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Le village de Khandar se situe dans la réserve de Ranthambore. Kelash, qui ne parle pas un mot d’anglais, nous reçoit avec son adorable famille dans la ferme de madame Singh. En fait, personne ne parlait anglais dans ce village, ce qui nous met d’emblée dans l’ambiance. Dans l’école où nous sommes allés donner un coup de main, le prof d’anglais essaye d’enseigner à ses élèves les quelques mots qu’il connaît. Les classes, c’est quelque chose : les élèves sont assis à même le sol, les mères de certains font la cuisine et le chaï. Les élèves peuvent rentrer et sortir de classe comme ils veulent. Autant dire que leur curiosité a été bien éveillée à chacune de nos venues. Nous avons pu organiser des pictionary pour leur apprendre quelques mots en anglais et organiser une classe pour les plus grands, afin qu’ils nous posent des questions sur l’Europe et la France.
A la ferme, c’était une autre affaire. Cette ferme produit essentiellement des graines de moutarde, très utilisées dans la cuisine indienne pour le bonheur de nos papilles. Mais ce n’est pas là que nous avons « woofer ».  Nous avons creusé de la digue pour irriguer les plantations du domaine. Nous avons creusé plusieurs jours. Puis, le dernier soir, un orage des plus violents a dévasté le terrain. Cet orage a ravagé une grande partie des terres du Rajasthan et les récoltes de l’année avec. Le lendemain, le spectacle était désolant. Pour info, au jour où nous écrivons, le Rajasthan subit une sécheresse exceptionnelle (encore un phénomène extrême) ; quant à savoir comment les habitants vont pouvoir se nourrir, la question reste entière… et si le réchauffement climatique devenait réellement une priorité ?
De notre côté, nous n’avons pas sauvé le village du déluge mais, nous avons pu aider un papy qui s’était fait mordre par un serpent, avec les moyens du bord, (rien que ça …), puis visité une petite mamie qui s’était prise d’affection pour nous et qui surtout, en regardant nos mains chaque jour, l’air désolé, ne comprenait absolument pas pourquoi nous venions travailler ici. Merci Moni !

Hampi pip … hourra !!

On progresse tranquillement en remontant un peu en Inde. Nous voici au pays des cailloux, des temples et de la jungle. Un petit royaume pour le grimpeurs accrocs aux sensations fortes et pour les stressés ayant besoin d’une pause yoga avec un baba.

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