De Kachgar à Ürümqi : la Chine aux deux visages

Notre passage à Kachgar nous a vraiment plu. C’était encore une fois une transition superbe avec les pays d’Asie centrale. Nous avons pu vivre au rythme de la Chine, qui s’avère plus nocturne. Les marchés de nuit nous en ont mis plein les papilles avec les brochettes de canard, pâtes épicées et autres petits encas à base de riz, fruits ou légumes.

La ville de Kachgar, comme vu précédemment ici, a été détruite en partie, puis remodelée. La partie ancienne est aujourd’hui utilisée comme une ville-musée. Les touristes peuvent pénétrer dans les maisons d’époque et voir l’artisanat qui continue à animer ces vestiges : potiers, fabricants de chaussures, chapeliers traditionnels.

Le marché aux bestiaux est également un rdv très important pour les locaux, mais aussi pour les pays voisins. Ici se vendent moutons, chevaux, bœufs à la taille improbable et chameaux.

Ürümqi, elle, est une grande ville avec ses buildings, grandes artères, musées et supermarchés. On se sent d’ailleurs comme à la maison au Carrefour. Tout y est plus ou moins similaire, à l’exception des rayons traiteurs, qui sont naturellement spécialisés en cuisine chinoise, ainsi que les rayons frais avec tous ses poissons vivants dans les aquariums. Aussi, après trois mois au pays de la pomme de terre, nous apprécions malheureusement un bon Burger King…

Les photos du musée représentent, quant à elles, les diverses ethnies qui ont peuplé la région (ouïghours, tadjiks, mongoles, ouzbeks, kazakhs ou encore kirghizes). On ne sait pourquoi, on trouve également des momies et des statues de jade  à l’intérieur.

La pierre de jade est principalement extraite dans la région du Xinjiang. Plus souvent connue pour sa couleur vert clair, on la trouve sous plusieurs teintes, mais la plus répandue est la blanche, vulgairement appelée « mutton-fat » ou graisse de mouton.

 Bon visionnage !